Qu’est-ce qu’une greffe gingivale et quand peut-on y avoir recours?

 

Tout d’abord, qu’est-ce que la gencive? Il s’agit d’un tissu épais qui recouvre l’os des maxillaires et enserre les dents. Elle est composée de deux parties. On appelle la première partie la peau de la gencive. C’est un revêtement très riche en cellules et qui est parfois kératinisé pour protéger les zones soumises aux frottements lors de la mastication. L’autre partie est plus profonde et est composée de tissus nourriciers contenant des vaisseaux sanguins, des nerfs et des faisceaux de fibres. Elle se prolonge sur l’intérieur des joues, sur les lèvres et sous la langue. La gencive est une muqueuse mobile, très élastique mais aussi très sensible aux frictions liées à la mastication et au brossage des dents. Les principales fonctionnalités de la gencive sont de protéger l’os et de maintenir hermétique le système dent/parodonte. 

Quand les premières dents apparaissent, la gencive se rétracte le long de la couronne dentaire pour se stabiliser à la jonction émail-cément.  À partir de la cinquantaine, on peut voir apparaître un déchaussement physiologique, qui peut être plus ou moins prononcé et que peuvent accélérer certains facteurs : des soins dentaires trop rigoureux  (brossage trop dur ou utilisation d’une brosse à dents à poil rigide), un mauvais positionnement de certaines dents, le grincement des dents, des prothèses partielles mal ajustée ou des maladies de gencives. Les problèmes commencent lorsque la racine dentaire est exposée sur plus de 5 millimètres. À ce moment, les risques de caries augmentent, les dents visées deviennent plus mobiles, on devient plus sensible au froid, au chaud, aux produits acides, au sucre et au toucher, et le risque de perdre une dent est plus élevé. 

Dans certains cas, il est possible d’arrêter ou même de renverser cette situation grâce à une greffe de gencive. Une des techniques consiste à prendre une mince couche de tissu du palais et à la placer à la base de la région problématique. Cette procédure a un excellent taux de réussite et le résultat peut durer des années ou même une vie entière selon l’hygiène buccale du patient.  Cependant, ce type de greffe peut laisser une légère marque : la gencive du palais est plus blanche que celle autour de la dent, et un recouvrement complet de la gencive n’est pas toujours possible. 

Un autre type de greffe consiste à prendre du tissu dans le palais, mais sous la peau de la surface. On prélève ainsi des cellules souches qui sont transférées sur la zone à traiter, à l’aide d’une petite poche. Cette technique ne laisse pas de plaie au palais et la gencive autour de la dent ne décolore pas puisque les cellules prennent la couleur du tissu environnant. Cette deuxième technique peut être utilisée lorsque le déchaussement n’est pas trop important. 

Un troisième type de greffe peut être envisagé : il s’agit des greffes « allodermes », qui utilisent des tissus de donneurs humains, bien sûr rigoureusement contrôlés. Comme cette technique permet d’obtenir une grande quantité de tissu, la greffe peut s’appliquer à plusieurs dents adjacentes en même temps. Ce type de greffe n’engendre pas de douleur au palais, et la guérison est ainsi facilitée. 

Comme la plupart des problèmes dentaires, le meilleur remède demeure toujours la prévention.  Un brossage régulier avec des brosses à dents à poils souples, l’utilisation de la soie dentaire et des visites régulières chez votre dentiste vous aideront à détecter le problème avant qu’il ne prenne trop d’ampleur.   

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